Huitième de finale de la Coupe du Monde 2026 – France contre Paraguay

38°C. On vient de vivre le match le plus chaud de l’histoire de la coupe du monde, lors des huitième de finale France–Paraguay, à Philadelphie. Lorsqu’on parle des changements climatiques, on pense souvent à leurs conséquences sur la planète. Pourtant, les athlètes en subissent déjà les effets sur le terrain : baisse des performances, fatigue accrue et risque de stress thermique. Il n’y a pas que les coups des Paraguayens qui peuvent nuire aux joueurs mais ausis les coups de chaleur. Il y a 10% des matches qui aurait dû etre reportés car dépassant une température de 32°C, qui est l’indice préconisé pour reporter les matchs FIFA 2026.

Sport+Eco lance une série d’articles sur la Coupe du Monde FIFA afin de mieux comprendre comment l’une des compétitions les plus grandes au monde prend en compte les enjeux environnementaux. L’ampleur de l’événement, les déplacements internationaux et la multiplication des matchs soulèvent des questions légitimes sur son empreinte carbone globale. 

Le saviez-vous :

Au-delà de 28°C il est recommandé d’annuler ou reporter une compétition sportive, par mesure de sécurité.

Découvrez les articles de la série « FIFA 2026 »

1 – Comment la FIFA gouverne la durabilité de la Coupe du Monde 2026 ?

2 – Toronto mise sur la mobilité durable pour réduire l’impact de la Coupe du Monde FIFA 2026

3 – Vancouver – réduire les déchets et intégrer la stratégie climatique locale

4 – Le top 10 des stades les plus durables de la Coupe du Monde 2026

5 – La Coupe du monde de la FIFA 2026 pourrait-elle être la plus chaude de tous les temps ?

Un joueur marocain s’asperge le visage d’eau lors d’une rencontre de la coupe du monde de la FIFA 2026 – indice WBGT fort – Crédit photo Catherine Ivill

La FIFA devrait reporter la coupe du monde

Pour cette Coupe du monde FIFA 2026, la FIFPRO, l’association qui représente les joueurs de soccer professionnels, recommande 2 pauses fraîcheur pendant les matchs où l’indice « WBGT » se situera entre 28 et 32 °C. Avec une possibilité de report du match. Si la température dépasse les 32 °C, les matchs devraient être reportés?

Beaucoup disent que c’est une pause pour gagner de l’argent, pour la publicité et que ça coupe le rythme. Ceci-dit, la santé des joueurs est aussi en péril dans des conditions aussi intense et le risque de stress thermique.

Car lors dernier match des français, ce samedi, sous une chaleur étouffante (37°C à 38°C), il était difficile de reconnaitre l’attaque des Bleus. Une attaque à laquelle nous a habitué depuis le début de la compétition avec une moyenne d’au moins trois buts par rencontre. Un « coup » dure pour l’équipe favorite.
La canicule qui a sévit, à Philadelphie (Pennsylvanie) a sans doute perturbé les capacités des Bleus de montrer leur plein potentiel.

Certaines rencontres ont été reportés pour cause d’orage mais pas encore pour les conditions de chaleur dépassant les seuils recommandés par la FIFPRO. Les matchs pourraient être reprogrammés en prévision d’une température plus clémente.

La FIFA explique que cette décision s’inscrit dans « la volonté de mettre l’accent sur le bien-être des joueurs tout au long de la compétition ».

Lire l’article « L’ère du feu : le sport a le souffle coupé » un été sous tension climatique

Indice de chaleur

Cette température potentiellement dangereuse est évaluée à partir de l’indice WBGT (thermomètre-globe mouillé), qui mesure aussi l’effet du rayonnement solaire sur le corps humain. À l’inverse, l’humidex plus utilisé au Canada ne considère que la température et l’humidité.

En d’autres mots, contrairement à la température affichée par une application météo, le WBGT (Wet Bulb Globe Temperature) tient compte de plusieurs facteurs :

  • la température de l’air ;
  • l’humidité ;
  • le rayonnement solaire ;
  • le vent.

À partir de quel WBGT faut-il agir ?
WBGT < 28°C – vigilance
WBGT 28-32°C – pauses fraîcheur + évaluation
WBGT >32°C – report/interruption recommandés


Qualité de l’air

Mais au-delà de la chaleur, il y a aussi la qualité de l’air un autre enjeu croissant, avec les feux de forêt de plus en plus fréquents au Canada.
Pour le Canada, cette réalité dépasse largement la Coupe du monde. De nombreuses compétitions estivales soccer, athlétisme, baseball, triathlon, tennis, cyclisme devront de plus en plus adapter leurs horaires et leurs protocoles de sécurité, notamment avec l’air.

Les feux de forêt deviennent également un enjeu majeur pour les compétitions sportives. Les particules fines (PM2.5) peuvent diminuer les performances et augmenter les risques respiratoires. Plusieurs organisations sportives nord-américaines disposent déjà de protocoles liés à la qualité de l’air. Malheureusement personne ne se met daccord sur le seuil de la qualité de l’air

Pour éviter d’atteindre ces seuils critiques, certains pays planifient les matchs loin des heures les plus chaudes, en après-midi, ce qui engendrerait des coûts et des pertes très élevées. Il y a déjà 6 stades qui sont concernés par ces préoccupations notamment à Miami, Monterrey, Philadelphie, Kansas City, Boston et New York.

La chaleur représente un vrai danger dans le sport en extérieur. En Amérique du Nord, la coupe Copa América 2024 a déjà causé des incidents, un arbitre avait dû être évacué après s’être effondré en pleine partie.

Conclusion

Désormais on devra gérer la chaleur extrême et la qualité de l’air pour assurer la sécurité des athlètes lors des compétitions sportives.

Est-ce que la FIFA à pensé a un protocole et des seuils à ne pas dépasser pour la santé des athlètes et spectateurs ?

On déplore un manque de cohérence et d’utilisation de cet indicateur de référence, le WBTG dans les sports pour évaluer le risque de stress thermique.

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